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Imaginez la scène : votre maison brûle, vous appelez les pompiers, et une fois les flammes éteintes, vous décidez de supprimer votre assurance incendie pour économiser quelques crédits. Absurde ? Pas pour nos ancêtres de 2024.

Les archives neuro-indexées de l'Institut Neo-Sorbonne révèlent qu'après une canicule particulièrement meurtrière, le gouvernement français de l'époque a brillamment décidé de réduire de 162,5 millions d'euros son budget d'adaptation climatique. Une logique si parfaitement contre-productive qu'elle mériterait une place d'honneur dans nos manuels d'histoire des erreurs civilisationnelles.

Bien sûr, nous connaissons la suite. Les Grandes Submersions de 2031-2034, l'Exode des Plaines de 2042, et finalement cette fuite en avant vers les colonies martiennes qui nous obsède tant aujourd'hui. Mais ce petit détail budgétaire français éclaire d'un jour particulièrement cru les mécanismes mentaux de cette époque bénie où l'on préférait économiser sur les parapluies en pleine tempête.

"Cette décision cristallise parfaitement l'incohérence cognitive de la génération pré-Effondrement", analyse le Dr Yuki Nakamura-Smith, spécialiste en psycho-histoire climatique à l'Université Orbital de Titan. "Ils avaient identifié le problème, développé des solutions, puis ont systématiquement sous-financé leur mise en œuvre. C'est comme s'ils voulaient échouer."

Ce qui fascine, c'est la temporalité de cette décision. Pas en amont de la canicule - ce qui aurait relevé de l'impréparation classique - mais juste après. Comme si l'expérience directe du désastre les avait convaincus que... non, finalement, ce n'était pas si grave. Une forme de déni post-traumatique érigé en politique publique.

Nos implants mémoriels actuels nous protègent heureusement de ces biais cognitifs primitifs, mais nos ancêtres naviguaient à vue avec leurs seuls neurones biologiques non-augmentés. Faut-il s'étonner qu'ils aient accumulé les erreurs de jugement ?

Pendant que la France économisait ses 162 millions, les proto-corporations martiennes de SpaceX-Musk investissaient déjà des milliards dans leurs premiers habitats extraterrestres. L'ironie veut que cette politique d'économies de bouts de chandelle ait indirectement financé l'exode martien : moins d'adaptation terrestre signifiait plus de motivations pour partir ailleurs.

Aujourd'hui, alors que nos débats portent sur l'allocation des ressources entre reconstruction terrestre et expansion interplanétaire, cette anecdote budgétaire résonne étrangement. Nos dirigeants actuels, augmentés et conseillés par les IA conscientes du Conseil de Genève, sont-ils vraiment immunisés contre ces réflexes autodestructeurs ?

La question mérite d'être posée, alors que le Consortium Terre-Mars vient de reporter encore l'investissement dans la régénération des zones côtières pour financer la nouvelle base de Phobos.

L'histoire ne se répète pas, dit-on. Mais elle bégaie diablement bien.

**MOTS_CLES:** histoire climatique, adaptation, politique budgétaire, biais cognitifs, Mars